Philippe BEYNE, né le 27 août 1896, ancien officier du célèbre régiment des Diables Rouges (le 152ème RI de Colmar), lieutenant-colonel de réserve et ancien percepteur du village de Sault (Vaucluse).

Philippe BEYNE, Carpentras août 1944

Dès 1941, il crée, forme et dirige avec Maxime FISCHER des groupes de résistance dans les communes de Sault, de Malaucène et dans toute la région voisine du mont Ventoux (Drôme). En 1942, Philippe BEYNE se met en rapport avec les dirigeants départementaux du mouvement "Combat" et adhère à cette organisation. Il jette ainsi les bases d'une organisation destinée à soustraire aux autorités d'occupation, les jeunes gens réfractaires au service du travail obligatoire (STO). Pour cela, il choisit un "maquis" dans la région montagneuse, boisée et escarpée du mont Ventoux, lieu idéal pour l'installation, le ravitaillement et l'instruction des premiers camps de réfractaire. Philippe BEYNE et Maxime FISCHER prennent le commandement de cette organisation "le Maquis Ventoux" le 1er octobre 1942, et constitueront les deux importants bataillons de FFI qui comprenaient chacun quatre compagnies soit un total de 1995 maquisards.

Le rôle du colonel Philippe BEYNE fut également décisif en juillet 1944, pour mettre en rapport les officiers de liaison alliés parachutés avec les commandants des diverses unités FFI de Vaucluse afin de faciliter l'avancée des troupes alliés fraichement débarquées le 15 août 1944 en Provence (Opération Anvil-Dragoon).

Au cours des 3 mois qui suivirent, le colonel BEYNE fut placé à la tête de l'état major du général AZAN, commandant la place d'Avignon, qui était alors installé au n°37 de la rue joseph Vernet.

Le colonel Philippe BEYNE fut décoré de la croix de grand officier de la Légion d'honneur au double titre de l'Armée et de la Résistance.